
L’Union Africaine (UA) a félicité la République Fédérale Démocratique d’Éthiopie après l’annonce de sa sélection pour accueillir la 32e Conférence des Parties (COP32) de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques. La confirmation a été faite par le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, qui a salué une avancée majeure pour le continent africain dans la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.
L’année 2025, proclamée Année des réparations par l’Union africaine, place la justice climatique au centre des priorités Africaines. Dans ce cadre, le choix porté sur l’Éthiopie constitue une reconnaissance importante du rôle que joue le continent dans les efforts environnementaux internationaux.
Mahmoud Ali Youssouf a rappelé que la candidature éthiopienne s’est imposée grâce à l’engagement continu du pays en matière de protection de l’environnement, notamment à travers son vaste programme de reforestation et la célèbre Green Legacy Initiative du Premier ministre Abiy Ahmed, qui a encouragé la plantation de milliards d’arbres. Ces actions s’inscrivent dans une vision de développement durable devenue un modèle pour plusieurs pays Africains.
En soulignant ce choix, le président de la Commission de l’UA a mis en avant l’expérience considérable de l’Éthiopie dans l’organisation de grands événements internationaux, dont le Sommet africain sur le climat et plusieurs rencontres mondiales sur le développement. Addis-Abeba, qui accueille déjà le siège de l’Union africaine ainsi que de nombreuses institutions diplomatiques, est reconnue comme l’un des principaux pôles du multilatéralisme. Sa désignation comme ville hôte de la COP32 confirme son importance stratégique dans la conduite des dialogues internationaux.
L’Union Africaine a annoncé qu’elle travaillera en étroite collaboration avec le gouvernement éthiopien, le Secrétariat de la CCNUCC et l’ensemble des partenaires internationaux afin de garantir une COP32 inclusive et orientée vers des résultats concrets.
Cette prochaine conférence représente une opportunité pour le continent d’affirmer sa voix sur la scène mondiale, de mettre en avant les besoins urgents de financement climatique et de valoriser les efforts africains en matière d’adaptation et de résilience. Elle devrait également renforcer le leadership diplomatique de l’Afrique dans les négociations climatiques internationales.
Pascal NDUYIRI