
Le président Burundais Évariste Ndayishimiye s’est affronté avec le chef d’état-major général de l’armée, le général Prime Niyongabo, sur la prochaine ligne d’action après la chute d’Uvira, la deuxième plus grande ville de la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.
La ville frontalière a été capturée par les rebelles de l’AFC/M23 le 09 décembre après avoir vaincu une coalition dirigée par l’armée congolaise qui comprenait des troupes Burundaises, des mercenaires, des milices locales appelées Wazalendo et des FDLR, une milice génocidaire rwandaise soutenue par Kinshasa.
Les désaccords entre Ndayishimiye et Niyongabo se sont intensifiés lors d’une série de réunions de responsables militaires et gouvernementaux tenues à Bujumbura, la capitale économique du Burundi, depuis le 10 décembre, suite à la prise d’Uvira.
E. Ndayishimiye a poussé à de lourdes offensives contre l’AFC/M23 dans le but de récupérer la ville, tandis que Niyongabo a appelé au retrait de toutes les troupes Burundaises encore déployées sur le sol congolais, arguant qu’elles devraient plutôt être redéployées pour renforcer la sécurité intérieure plutôt que de rester impliquées dans le conflit interne de la RDC.
Dodo MATHE