
Les dépenses totales du budget général de l’État modifié pour l’exercice 2025-2026 s’élèvent à 5 352 milliards de BIF, contre 5 258,6 milliards de BIF dans le budget initial, soit une augmentation de 2,1 %. Le déficit global du budget modifié est ramené à 347,9 milliards de BIF, contre 436,8 milliards de BIF dans le budget initial.
L’Assemblée nationale du Burundi s’est réunie en séance plénière ce mercredi 24 décembre 2025, à l’hémicycle de Kigobe, sous les auspices de son Président, Gélase Daniel Ndabirabe.
À l’ordre du jour figurait l’analyse et l’adoption du projet de loi portant modification de la loi n°1/12 du 24 juin 2025, fixant le budget général de la République du Burundi pour l’exercice 2025-2026.
Le Ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, Alain Ndikumana, était invité à cette séance afin de présenter les motifs du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025-2026.
Les raisons de la révision budgétaire
Dans son exposé, le Ministre Alain Ndikumana a indiqué que la révision de la loi de finances est principalement liée à la réforme administrative visant la décentralisation et la déconcentration des services de l’État, afin de les rapprocher davantage des citoyens.
Il a précisé que le projet de loi de finances rectificative 2025-2026 a été élaboré sur base du document de cadrage macroéconomique à moyen terme actualisé, en cohérence avec le Plan National de Développement (PND 2018-2027) révisé et son Plan d’Actions Prioritaires (PAP), alignés sur la Vision du Burundi émergent en 2040 et pays développé en 2060.
Évolution des ressources et des dépenses
Selon le Ministre Ndikumana, les ressources du budget général de l’État modifié, y compris les dons, passent à 5 004 milliards de BIF, contre 4 821,8 milliards de BIF dans le budget initial, soit une hausse de 3,8 % ; les dépenses totales s’élèvent à 5 352 milliards de BIF, contre 5 258,6 milliards de BIF, soit une augmentation de 2,1 % ; le déficit budgétaire global est réduit à 347,9 milliards de BIF, contre 436,8 milliards de BIF initialement prévus.
Mesures fiscales et élargissement de l’assiette fiscale
Dans le cadre de l’élargissement de l’assiette fiscale, le Ministre Alain Ndikumana a indiqué que certains articles ont été modifiés et d’autres nouvellement introduits afin de renforcer le contrôle et le suivi des recettes et des dépenses.
Parmi les principales mesures figurent l’interdiction, pour tout attributaire de marché public, d’importer des fournitures disponibles sur le marché local en quantité suffisante; l’instauration d’une surtaxe de 10 % sur la valeur en douane ; et la suppression de certaines exonérations à l’importation.
Dodo MATHE