jeudi, janvier 15

Beni : des éléphants du PNVi dévastent des produits agricoles dans des champs des agriculteurs à Bashu

Dévastation de plusieurs champs des agriculteurs du graben dans la chefferie des Bashu, en territoire de Beni. Sont des éléphants qui proviennent du Parc National des Virunga (PNVi) qui ravagent les champs des paysans. Le coordonnateur de la nouvelle société civile Congolaise en territoire de Beni qui livre cette nouvelle, se dit très touché par cette situation qui paupérise les agriculteurs.

Paluku Moïse Kiputu fait savoir que sont les champs se trouvant à Kithehe, Kamwanga, Kavasewa, Katiri, Kyasenda, Kalivuli, Karuruma, Kyangendi, Kasaka ainsi que dans d’autres coins partageant ses limites avec le Parc National des Virunga qui sont attaqués par ces animaux sauvages.

Cet acteur de la NSCC, dit ne pas comprendre cette situation et regrette de voir les champs, unique source de revenus des paysans être détruits par ces éléphants.

« Dans le graben de la chefferie des Bashu et dans d’autres agglomérations riveraines du Parc National des Virunga, les pachydermes sont en train de dévaster les champs de la population et sont en train de détruire des produits vivriers et agricoles dans les champs de la paisible population dans cette région de la chefferie des Bashu en territoire de Beni. Les éléphants sont en train de faire de navettes dans les champs de la population en détruisant les produits agricoles », a dit Moïse Kiputu.

Notre interlocuteur, estime qu’il est temps que les responsables de l’ICCN prennent des mesures idoines afin de protéger ces animaux ainsi que les champs des agriculteurs.

« Nous avons le droit d’interpeller les responsables de l’ICCN dans cette région de voir comment ils vont organiser des mécanismes draconiennes afin de barrer la route à ce pachydermes qui sont en train de dévaster les produits agricoles dans les champs de la population dans cette région », a-t-il ajouté.

Il chute en indiquant qu’il est important que les autorités territoriales, provinciales, nationales ainsi que celles de l’ICCN pensent à la délimitation participative de ce patrimoine, à la fixation de la clôture électrique mais également à l’organisation des dialogues et tribunes d’expression populaire avant de procéder à l’identification des champs dévastés pour leur indemnisation, afin d’éviter des conflits entre la population riveraine et l’ICCN, pendant cette saison culturale qui va bientôt commencer.

Tsongo Kamala Bin-Phlégon

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