
Le député national élu de la circonscription électorale de Bunia, en ituri, Iracan Gratien Saint-Nicolas, dans un communiqué adressé à l’opinion nationale et internationale, le 27 juillet 2025, Face à l’assassinat de cent quarante-deux (142) personnes civiles dans sa province, appelle le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à réagir tant que Commandant Suprême des forces Armées de la République.
« Il faut une réponse urgente et des actions précises du Président de la République en tant que Commandant Suprême des forces armées », a -t-il déclaré.
Et d’ajouter : « En ma qualité de député national et élu du peuple, je condamne avec la dernière énergie les massacres à répétition perpétrés dans la province de l’ituri durant ce mois de juillet 2025. Du 08 au 27 juillet, plus de 140 civils ont été tués à Nizi, Lopa, Iga-Barrière, Komanda et dans plusieurs localités du territoire d’irumu. Des femmes, des enfants et des vieillards ont été égorgés, brûlés ou massacrés dans le silence honteux des autorités ».
Le dernier carnage en date, a eu lieu dimanche 27 juillet 2025 à Komanda, où 43 personnes ont été massacrées par les ADF, dont plus de 20 fidèles catholiques tués à l’arme blanche dans une église lors d’une veillée de prière. Quelques jours tôt, 33 personnes ont été tuées dans le territoire de Djugu et 66 autres civils tués dans le territoire d’irumu, selon les sources indépendantes. Selon notre source, tous ces crimes ont été commis dans des zones urbaines et rurales à fortes concentrations censées être sécurisées par nos forces de sécurité, surtout qu’elles y exercent leur autorité de plein droit.
« Le Gouvernement a complètement failli dans sa politique sécuritaire. Nos Forces de sécurité ont échoué à protéger la population. Le Gouverneur militaire doit être rappelé immédiatement, en tant que Commandant des opérations en ituri. Que reste-t-il de l’état de siège ? ; Quatre ans après son instauration, le chaos est plus grand, l’insécurité est généralisée, et les massacres se multiplient sous l’œil Complice ou impuissant des autorités à Kinshasa. Où sont les alliés Ougandais invités pour les opérations militaires conjointes ? ; Où sont les casques bleus de la mission onusienne ? ; Où drones et les millions alloués à la sécurité ? Où sont passés tous les équipements de renseignements militaires Congolais, Ougandais et Onusiens ? ; Ont-ils été incapables face à des criminels bien localisés et combattus depuis plus de 20 ans ? ; Pourquoi pas une alerte précoce pour sauver les personnes civiles ? Nous ne pouvons plus tolérer que des acteurs étatiques sabotent délibérément la mission de protection du peuple congolais. Ceux qui détiennent l’autorité mais choisissent le silence ou l’inaction sont complices de ces crimes. Ils devront répondre devant l’histoire et la justice », déclare l’élu de Bunia.
Au nom du peuple, ce député de l’opposition réclame :
- Le rappel immédiat du Gouverneur militaire de l’Ituri pour incompétence manifeste : à l’en croire, une seconde lettre sera adressée au Président de la République, la Première Ministre étant déjà déposée la même demande ;
- La comparution devant l’Assemblée nationale des responsables militaires et sécuritaires affectés en Ituri : une seconde lettre sera adressée au Président de l’Assemblée Nationale pour la mise en place d’une commission spéciale pour attendre le Gouvernement, spécialement les vice-Premiers ministres de la défense et sécurité ;
- Une enquête indépendante et parlementaire pour établir les responsabilités : une seconde lettre sera adressée à l’honorable président de l’Assemblée nationale, la première étant déjà déposée avec la même demande ;
- L’identification et l’indemnisation des familles victimes : une lettre sera transmise au Ministre d’Etat à la justice.
- La requalification immédiate de l’état de siège conformément aux différentes résolutions et recommandations du Président de la République et de l’Assemblée nationale : une lettre sera adressée à la Première Ministre. Ces massacres ne sont pas des fatalités. Ils sont le fruit d’un système pourri où règnent l’impunité, le clientélisme et la trahison de la nation. Le sang des Congolais ne doit plus couler gratuitement. Il est temps que la justice soit faite et que des sanctions exemplaires soient prononcées contre tous les fauteurs d’insécurité, qu’ils soient en tenue ou en cravate.
Pour clore, le député national Iracan Gratien Saint-Nicolas, précise qu’il restera à côté du peuple de l’Ituri jusqu’à ce que la vérité, justice et sécurisé soient rétablies.
Luc Lukandjila