
Depuis samedi 06 décembre dernier, le Burundi est confronté à un afflux massif de personnes fuyant l’escalade des violences dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’Office national de protection des réfugiés et des apatrides (ONPRA) contacté par SOS Médias Burundi, 20 001 réfugiés ont été officiellement enregistrés jusqu’à présent mais le chiffre réel serait au moins le double, en raison des arrivées continues.
Richard Uwimana, coordinateur de l’ONPRA, prévient : « Le nombre réel est bien supérieur à celui que nous avons enregistré, car plusieurs zones ne sont toujours pas couvertes par nos équipes ».
À Gatumba, près du principal poste frontière avec Uvira dernière grande ville de l’est du Congo à être tombée aux mains du M23 dans la nuit du 9 décembre un centre d’accueil d’urgence a été installé au sein d’un camp de police.
Parmi les nouveaux arrivants figurent des familles, des personnes âgées, des enfants, mais aussi des membres des forces armées congolaises (FARDC) et des miliciens de Wazalendo, mêlés à des civils.
Les conditions de vie restent extrêmement difficiles : pénurie de nourriture ; soins médicaux insuffisants ; des abris de fortune ; beaucoup d’hommes dorment en plein air ; risques sanitaires élevés dus à la surpopulation.
Malgré les difficultés, de nombreux réfugiés expriment leur gratitude au Burundi pour leur offre sécurité et protection. Cependant, les organisations humanitaires appellent à un soutien international urgent alors que la crise s’aggrave.
SOS Médias Burundi & DM