
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la signature d’un Accord-cadre de paix avec l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), qualifiant cette initiative d’étape décisive pour instaurer une paix juste, inclusive et durable dans l’Est du pays.
L’Accord-cadre de Doha pose les bases d’un processus visant à mettre fin aux hostilités, à rétablir l’autorité de l’État et à renforcer la stabilité nationale. Kinshasa insiste sur la priorité donnée à la protection des populations civiles, en particulier les femmes, les enfants et les personnes déplacées internes.
Huit protocoles principaux encadreront la mise en œuvre de l’accord : libération des prisonniers, signé le 14 septembre 2025, surveillance et vérification du cessez-le-feu, signé le 14 octobre 2025, accès humanitaire et protection judiciaire, restauration de l’autorité de l’État, réformes et gouvernance participative nationale, arrangements sécuritaires intérimaires et DDR (désarmement, démobilisation et réintégration), retour et réinstallation des réfugiés et personnes déplacées, relance économique et services sociaux, justice, vérité et réconciliation.
Le Gouvernement précise que six de ces protocoles feront l’objet de discussions techniques dans les deux semaines suivant la signature afin de définir les modalités d’exécution et les engagements des parties. Kinshasa souligne qu’« aucun statu quo n’est compatible avec l’objectif de paix » et que ce processus vise à créer rapidement des conditions concrètes pour améliorer la vie des populations affectées.
Le Gouvernement exprime sa gratitude à l’État du Qatar, aux États-Unis, à l’Union africaine et au Médiateur désigné, le président togolais Faure Gnassingbé, pour leur rôle dans la facilitation de l’accord. Enfin, Kinshasa réaffirme que la paix, la sécurité et le bien-être des Congolais demeurent sa priorité et appelle la population à rester « sereine, vigilante et mobilisée » autour des initiatives du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Fred Mastaki Rex